Abbatia
Sancti Petri
de Curte

Die Regel des heiligen Benedikt

Kapitel 73

De hoc quod non omnis justitiæ observatio in hac sit Regula constitutaDavon, daß in dieser Regel nicht alle Vorschriften des vollkommenen Lebens enthalten sind

Der Tod des heiligen Benedikt, Radierung von Jacques Callot nach Giovanni De Vecchi. The Metropolitan Museum of Art, New York.
Der Tod des heiligen Benedikt, Radierung von Jacques Callot nach Giovanni De Vecchi. The Metropolitan Museum of Art, New York. Bildquelle — CC0

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Kommentare Dom Paul Delatte, Abt von Solesmes (1913) (auf Französisch) 73

p. 561 COMMENT LA PRATIQUE DE LA JUSTICE N’EST PAS TOUTE RENFERMÉE

DANS CETTE RÈGLE

p. 561 Ce dernier chapitre contient tout un trésor de doctrine pratique. Il nous éclaire même à nouveau sur cette question, souvent agitée par les moralistes et à laquelle N. B. Père a déjà répondu : Quel est le premier principe directif de toute notre activité morale? Nous connaissons bien la réponse : « Vivez conformément à ce que vous êtes, et grandissez ». Notre unique loi est de progresser, d’aller de l’avant, de tendre au parfait. Or, pour cela, deux choses sont nécessaires : un aiguillon intérieur : c’est le zèle, c’est la sainte émulation, c’est la ferveur de charité dont il était question au précédent chapitre ; il faut encore une carrière où l’on puisse ainsi se mouvoir et courir, dit saint Benoît : et c’est de quoi il est parlé maintenant.

1

Regulam autem hanc descripsimus, ut eam observantes in Monasteriis aliquatenus vel honestatem morum, aut initium conversationis nos demonstremus habere.

Wir haben diese Regel niedergeschrieben, damit wir durch deren Beobachtung in den Klöstern bis zu einem gewissen Grad ehrbaren Wandel und einen Anfang im klösterlichen Tugendleben bekunden.

Kommentare Dom Paul Delatte, Abt von Solesmes (1913) (auf Französisch) 73.1

p. 561 De eo quod non omnis observatio justitiae in hac sit Regula constituta. — Regulam autem hanc descripsimus, ut eam observantes in monasteriis, aliquatenus vel honestatem morum, aut initium conversationis nos demonstremus habere.

p. 561 Voici donc la Règle promise à la fin du Prologue et du premier chapitre. Nous l’avons composée avec soin, afin de déterminer l’observance, dans nos monastères de cénobites. Il suffira que nous y demeurions fidèles pour faire preuve, sinon d’une sainteté extraordinaire, tout au moins d’une certaine dignité de mœurs et d’un commencement (1), d’un essai de vraie vie monastique : on ne sera plus tenté de nous confondre avec les gyrovagues et les sarabaïtes.

(1) Initium conversationis : même expression dans Cassien, Inst., IV, xxxix. Voir aussi : Verba seniorum : Vitae Patrum, V, xi, 29. Rosweyde, p. 611.

p. 561 Il se dégage de ces paroles un parfum de simplicité chrétienne, qui suffirait pour nous révéler la parfaite sainteté de N. B. Père. Cette candeur et cette mesure ne peuvent venir que de Dieu. Combien différente est la tendance de l’homme ! Ce qu’a fait l’homme est un chef-d’œuvre pour lui. Nous avons comme d’instinct la prétention d’enfermer le monde dans notre pensée ; ce que nous faisons est toujours définitif et achevé. Seuls, les vrais sages et les grands artistes échappent à cette fascination. N. B. Père est de ceux-là. La Règle lui apparaît comme une ébauche modeste, comme un exorde, comme une initiation à une vie supérieure. Nous savons quel démenti ont apporté les siècles à cette déclaration d’humilité. Et saint Benoît lui-même n’a pu se méprendre complètement sur le vrai caractère et la portée de son œuvre. Lui qui recommande à l’Abbé « de maintenir chacun des points de la présente Règle », lui qui a promulgué, comme garantie de l’observance, tout un code pénal rigoureux : il ne saurait avoir maintenant pour dessein de diminuer notre vénération envers ce qu’il a appelé par deux fois « la sainte Règle » (chap. XXIII, LXV). Quand nous l’entendrons nous inviter à recourir aux enseignements de l’Écriture et des Pères, sa pensée n’est cependant pas que nous introduisions, au hasard de nos dévotions, dans la forme de vie qu’il nous a donnée, toutes sortes d’éléments recueillis un peu partout ! N’a-t-il pas promis à la fin du chapitre VII que quiconque franchirait les divers degrés d’humilité parviendrait sûrement à l’union divine? N’est-ce pas un code complet de perfection monastique que la doctrine de sa Règle a prétendu esquisser? L’humilité profonde n’est jamais l’inconscience, et les « pieuses exagérations » sont peu conformes au tempérament de saint Benoît.

p. 562 Comment donc justifier son extrême réserve? Rappelons-nous d’abord qu’il a écrit la Règle beaucoup moins pour des âmes parfaites que pour celles qui ont résolu de le devenir. Il s’emploie à les préparer, à les affiner, à les acheminer par une voie aisée jusqu’à la consommation de la charité et à la sainte liberté des enfants de Dieu. La doctrine spirituelle de la Règle est complète ; mais à la manière d’un catéchisme, qui condense dans la simplicité naïve de son exposé la théologie tout entière, et n’a réellement besoin que d’être développé. Les observances de la Règle sont discrètes, triées avec soin, proportionnées aux forces moyennes de la nature humaine, sans aucun parti pris de mortification à outrance : mais les âmes qui ont faim de Dieu sauront bien être généreuses, aller un peu au delà, sous la conduite de l’obéissance, faire leur silence plus profond, leur oraison plus assidue, leur œuvre liturgique plus achevée ; surtout, elles pourront surélever jusqu’à l’infini le principe intérieur de leurs actes. Tout cela, la Règle ne le contient que virtuellement ; elle y invite, elle le suggère : minima inchoationis Regula. Aussi bien, quelle est donc la Règle créée qui n’éprouverait pas son insuffisance en face de cette zone illimitée de perfection qu’a ouverte la parole du Seigneur : Estote ergo vos perfecti, sicut et Pater vester caelestis perfectus est (Matth., v, 48)? N. B. Père trouve sa Règle étroite et chétive devant les splendeurs révélées par Dieu à ses saints, et qu’il connaissait d’expérience : Animae videnti Creatorem angusta est omnis creatura (1).

(1) S. Greg. M., Dial., l. II, c. xxxv.

2

Cæterum, ad perfectionem conversationis qui festinant, sunt doctrinæ sanctorum Patrum, quarum observatio perducit hominem ad celsitudinem perfectionis.

Wer aber zur Vollkommenheit dieses Lebens rasch emporsteigen will, der halte sich an die Lehren der hl. Väter; wer diese befolgt, wird die Höhen der Vollkommenheit erreichen.

Kommentare Dom Paul Delatte, Abt von Solesmes (1913) (auf Französisch) 73.2-73.7

p. 563 Ceterum ad perfectionem conversationis qui festinant, sunt doctrinae sanctorum Patrum, quarum observatio perducit hominem ad celsitudinem perfectionis. Quae enim pagina, aut quis sermo divinae auctoritatis veteris ac novi Testamenti, non est rectissima norma vitae humanae? Aut quis liber sanctorum catholicorum Patrum hoc non resonat, ut recto cursu perveniamus ad Creatorem nostrum? Nec non et Collationes Patrum, et Instituta et Vita eorum : sed et Regula sancti Patris nostri Basilii, quid aliud sunt, nisi bene viventium et obedientium monachorum exempla, et instrumenta virtutum? Nobis autem desidiosis et male viventibus atque negligentibus, rubor confusionis est.

p. 563 A toute âme empressée à réaliser l’idéal monastique (2), N. B. Père indique en peu de mots quelles sont les sources où elle devra puiser un complément d’information surnaturelle. Remarquons bien le rôle qui est dévolu à l’intelligence. C’est de vie contemplative qu’il s’agit pour saint Benoît ; et cette vie s’épanouit par ses procédés propres. Ce n’est pas dans la vie apostolique et active qu’on nous demande de marcher et de courir : mais dans la vie où l’on scrute, jour et nuit, Dieu et ses œuvres ; où se révèle, par voie de lumière, d’amour, de louange, le mystère de Dieu et du Christ. Et ce n’est pas seulement un choix varié de conseils ascétiques que N. B. Père nous propose de demander aux anciens, encore qu’il signale à quatre reprises le bénéfice pratique et moral de cette étude : il songe à une formation doctrinale profonde, à une connaissance savoureuse des choses divines, d’autant plus efficace pour pénétrer toute notre vie qu’elle est le fruit d’une science plus haute. Au reste, les mentalités sont diverses, comme les étoiles : Stella enim a stella differt in claritate (I Cor., xv, 41); tous les procédés sont bons qui réforment les mœurs et conduisent à Dieu ; mais nul ne s’étonnera que les fils de saint Benoît demeurent fidèles à celui des premiers siècles, et qu’ils trouvent, dans la lecture recueillie d' « une page quelconque » de la Bible ou des écrivains ecclésiastiques, la direction et la nourriture de leur âme.

(2) Ad perfectionem festinantibus... (Cass., Conlat. XXI, v).

p. 564 Voici donc, selon saint Benoît, la matière de notre contemplation : « les enseignements des saints Pères ». Peut-être cette appellation englobet-elle tous nos pères dans la foi, tous ceux qui ont écrit sur Dieu et les questions surnaturelles, à commencer par les auteurs inspirés ; et saint Benoît énumérerait ensuite trois grandes catégories d’ouvrages. La première comprend les livres de l’Ancien et du Nouveau Testament reconnus d’autorité divine, et exclut, par conséquent, tous les livres apocryphes ou douteux qui circulaient encore parmi les fidèles. La sainte Bible est le manuel des moines. Mais à Dieu ne plaise que nous traitions jamais ces Lettres du Père céleste à sa créature, comme les appelle saint Augustin (1), en rationalistes ou en purs critiques ! Ce n’est qu’à la condition d’être enveloppée du même respect que l’Eucharistie, que chacune des pages ou des paroles de l’Écriture constituera, pour une vie humaine, la plus sûre des règles morales : rectissima norma vitae humanae (2).

(1) Enarrat. in Psalmum lxiv, 2. P. L., XXXVI, 774.

(2) C’est tout le thème du psaume cxviii : Lucerna pedibus meis verbum tuum, et lumen semitis meis.

p. 564 Et comme l’Écriture ne contient pas toute la pensée de Dieu, nous y joindrons l’étude des Pères : sanctorum catholicorum Patrum, de ceux qui sont les organes fidèles de la tradition, et dont les œuvres nous offrent un commentaire perpétuel de la Bible, le seul qui compte pour nous. Ni les hérétiques, ni les athées n’ont compétence pour expliquer les Écritures aux enfants de l’Église : ce sont des intrus ; avant eux, l’Église était en possession ; c’est elle qui tient de Dieu le sens vrai des Livres saints, proclamait déjà la fierté de Tertullien (3). Y a-t-il un seul des écrits des Pères, continue saint Benoît, qui ne nous invite hautement à monter, par le droit sentier des justes (Isaïe, xxvi, 7), jusqu’à notre Créateur?

(3) Ita non christiani nullum jus capiunt christianarum Litterarum; ad quos merito dicendum est : Qui estis? quando et unde venistis? quid in meo agitis, non mei? quo denique, Marcion, jure silvam meam caedis? qua licentia, Valentine, fontes meos transvertis? qua potestate, Apelles, limites meos commoves? quid hic ceteri ad voluntatem restram seminatis et pascitis? Mea est possessio, olim possideo... Ego sum haeres apostolorum... (De praescriptione haereticorum, xxxvii. P. L., II, 51).

p. 564 L’Écriture et les Pères appartiennent à tout chrétien : il est d’autres livres qui sont le patrimoine spécial de l’Ordre monastique et nous font communier à l’âme de tous nos saints. Et saint Benoît mentionne les ouvrages qui furent plus familiers à son temps : les Collationes, où Jean Cassien résume ses admirables conférences avec les moines orientaux ; les Instituta coenobiorum du même auteur ; les Vitae Patrum; la Règle de celui qui était alors considéré comme le plus grand législateur monastique : « Notre Père saint Basile ». Tous ces écrits ne sont autre chose que des exemplaires, des modèles authentiques (1) de sainte vie et d’obéissance monastique ; et instrumenta virtutum : des documents, des archives de vertu, ou bien encore des ressources, des industries pour développer chez nous les vertus (2). Ils sont en même temps un encouragement, un aiguillon ; et lorsque nous sommes lâches, inobservants et négligents (3), la leçon qu’ils nous donnent nous fait rougir de honte. L’intention de N. B. Père n’est certainement point, répétons-le, de déprécier sa Règle, ni de vouer à la confusion toutes les âmes qui s’en contenteraient ; il ne dit pas davantage : nous sommes tous maintenant des relâchés. Tout au plus pourrait-il déclarer : c’est vraiment bien peu de chose, ce que nous faisons, en regard des austérités orientales ! Mais plutôt peut-être veut-il humilier, par le spectacle de la perfection d’autrefois, ceux qui seraient aujourd’hui tentés de relâchement : comme si la bénignité même des observances leur devenait un prétexte pour s’en affranchir.

(1) Les mots exempla et ne sont que dans le « texte reçu ».

(2) Voir l’explication du mot instrumenta, que nous avons donnée au début du chapitre iv. — Tertullien, à la suite du passage que nous citions naguère, appelait les Écritures : instrumenta doctrinae (De praescriptione haereticorum, xxxviii. P. L., II, 51).

(3) A desidiosis ac neglegentibus... (Cass., Conlat. XII, xvi).

p. 565 Tout ce paragraphe de la Règle contient une grave leçon relativement à l’intérêt suprême de notre vie monastique, et à la matière de nos lectures et de nos travaux. Le bavardage, les journaux, les revues, la critique, les petits livres de dévotion, tout cela ne saurait conduire le moine sur les sommets de la perfection, ad celsitudinem perfectionis (4). Ce sont des citernes crevassées, impuissantes à retenir et à donner l’eau vive (Jer., ii, 13). Aussitôt qu’elle s’éloigne des sources doctrinales où nos pères ont puisé, la vie monastique s’étiole ; et la prospérité humaine, cette bénédiction d’Esaü, ne parvient pas à en dissimuler l’insignifiante banalité. Sans doute, la littérature chrétienne s’est enrichie depuis saint Benoît ; mais la petite bibliothèque qu’il a dressée n’a point vieilli. L’Église elle-même ne connaît guère d’autres livres, pour ses lectures officielles, que ceux dont N. B. Père a proclamé la vertu souveraine.

(4) Cassien disait : scandere... culmina perfectionis (Inst., IV, viii).

3

Quæ enim pagina, aut quis sermo divinæ auctoritatis Veteris ac Novi Testamenti, non est rectissima norma vitæ humanæ?

Denn ist nicht jede Seite, jeder Ausspruch der gottbeglaubigten Schriften des Alten und Neuen Testamentes die sicherste Richtschnur für das menschliche Leben?

4

Aut quis liber sanctorum Catholicorum Patrum hoc non resonat, ut recto cursu perveniamus ad Creatorem nostrum?

Oder redet nicht jedes Buch der hl. katholischen Väter laut davon, wie wir geradeswegs zu unserem Schöpfer gelangen können?

5

Nec non et Collationes Patrum, et Instituta et Vitæ eorum; sed et Regula sancti Patris nostri Basilii,

Auch die Collationes der Väter, ihre Instituta und Lebensbeschreibungen, ferner die Regel unseres hl. Vaters Basilius,

6

quid aliud sunt, nisi bene viventium et obedientium monachorum instrumenta virtutum?

was sind sie anders als Tugendwerkzeuge für gute und gehorsame Mönche?

7

Nobis autem desidiosis et male viventibus atque negligentibus, rubor confusionis est.

Wir Träge, Laue und Nachlässige müssen aber vor Scham erröten.

8

Quisquis ergo ad patriam cœlestem festinas, hanc minimam inchoationis Regulam descriptam, adjuvante Christo, perfice:

Gehörst du zu jenen, die dem himmlischen Vaterlande zueilen, so befolge diese ganz einfache Regel, die mit Christi Hilfe für Anfänger geschrieben ist.

Kommentare Dom Paul Delatte, Abt von Solesmes (1913) (auf Französisch) 73.8-73.9

p. 565 Quisquis ergo ad patriam caelestem festinas, hanc minimam inchoationis Regulam descriptam, adjuvante Christo, perfice : et tunc demum ad majora, quae supra commemoravimus, doctrinae virtutumque culmina, Deo protegente, pervenies.

p. 566 Il est sûr que N. B. Père parle trop modestement de sa Règle. En dehors de l’Évangile, y a-t-il un livre qui ait su, comme elle, se prêter à tous les besoins de la société chrétienne, depuis le sixième siècle jusqu’à nos jours et, selon que Dieu l’a révélé à quelques saints, jusqu’à la venue du Fils de l’homme? Sans prendre à notre compte cette affirmation présomptueuse que le bénédictin est, en vertu de sa Règle, « un homme à tout faire », nous devons bien reconnaître une dernière fois que la Règle s’est prêtée avec une souplesse infinie à des œuvres extrêmement variées, qu’elle s’est accommodée mieux qu’aucune autre aux temps et aux circonstances, qu’elle a fourni un cadre législatif solide à plusieurs fondateurs d’Ordre ou de Congrégation. Élaborer une Règle assez large pour embrasser tout, assez forte pour tout contenir, assez divinement simple pour être comprise du Goth illettré et ravir saint Grégoire le Grand, assez parfaite pour mériter à jamais d’être appelée « la Règle », la Règle monastique par excellence : n’est-ce pas l’œuvre d’un génie surnaturel extraordinaire?

p. 566 Mais c’est d’une bien autre gloire que se préoccupe saint Benoît. Comme le psalmiste, il tient ses yeux levés vers les montagnes. Il y a, dans l’Église, des géants de sainteté ; il y a des cimes superbes de sagesse et de vertu (1), dont ils nous ont appris le chemin : peut-être le Seigneur nous fera-t-il la grâce d’y atteindre aussi quelque jour ; commençons d’abord par observer dans son entier ce que nous enseignent les humbles pages que nous venons de lire. Il y a une patrie céleste, un sanctuaire familial où l’on nous attend : que les âmes qui ont hâte d’y pénétrer accomplissent au préalable leur noviciat d’éternité.

(1) Dominicae doctrinae culmen ascendit (Cass., Conlat. XXI, xxxiv). Si ad culmen virtutum ejus volumus pervenire... (Conlat. XVIII, xv). Cf. Inst., IV, xxiii ; Conlat. XXII, vii.

p. 566 Nous retrouvons l’ardente et douce invitation par où a commencé la Règle. Nous retrouvons, du Prologue, cette doctrine si profondément chrétienne que nous n’allons vers Dieu qu’appuyés sur Dieu, sur son Christ, sur les vigueurs divines déposées en nous par le baptême et par la foi. Nous retrouvons surtout cette affirmation tranquille que celui qui nous a aimés et appelés nous aimera jusqu’à la fin et ne trahira point nos espérances. Car la Règle s’achève sur cette assurance bénie : « Vous parviendrez », vous parviendrez jusqu’au cœur de Dieu.

9

et tunc demum ad majora, quæ supra commemoravimus, doctrinæ virtutumque culmina, Deo protegente, pervenies.

Dann wirst du nach und nach unter Gottes Schutz zu den oben erwähnten Höhen der Weisheit und Tugend gelangen.

Lateinischer Text: Ausgabe von Hunter Blair, The Rule of St. Benedict, Fort Augustus 1906, ohne die Bibelverweise in eckigen Klammern und die Anmerkungen des Herausgebers. Übliche Verszählung. · Übersetzung von P. Pius Bihlmeyer OSB († 1931), Bibliothek der Kirchenväter, 1914. Gemeinfreier Text in Frankreich (Art. L123-1 des französischen Gesetzbuchs über geistiges Eigentum). Abschrift und Durchsicht: Abbatia Sancti Petri de Curte. Fehler melden