Abbatia
Sancti Petri
de Curte

Die Regel des heiligen Benedikt

Kapitel 47

De significanda hora Operis DeiVom Zeichen zum Gottesdienst

Der Teufel zerbricht das Glöckchen, das Benedikt die Speise ankündigte, Fresko von Sodoma, 1505–1508, Kreuzgang von Monte Oliveto Maggiore.
Der Teufel zerbricht das Glöckchen, das Benedikt die Speise ankündigte, Fresko von Sodoma, 1505–1508, Kreuzgang von Monte Oliveto Maggiore. Bildquelle — Gemeinfrei

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Kommentare Dom Paul Delatte, Abt von Solesmes (1913) (auf Französisch) 47

p. 344 DU SOIN D’ANNONCER L’HEURE DE L’ŒUVRE DE DIEU

1

Nuntianda hora Operis Dei, die noctuque sit cura Abbati, aut ipse nuntiare, aut tali sollicito fratri injungat hanc curam, ut omnia horis competentibus compleantur.

Für das Zeichen zum Gottesdienst zu sorgen, soll bei Tag, und Nacht Aufgabe des Abtes sein. Er gebe dieses Zeichen entweder selbst oder betraue mit der Sorge hierfür einen so zuverlässigen Bruder, daß alles zu den festgesetzten Stunden vollzogen wird.

Kommentare Dom Paul Delatte, Abt von Solesmes (1913) (auf Französisch) 47.1

p. 344 De significanda hora operis Dei. — Nuntianda hora operis Dei, die noctuque, sit cura Abbatis, aut ipse nuntiare, aut tali sollicito fratri injungat hanc curam, ut omnia horis competentibus compleantur.

p. 344 C’est toujours de régularité et de bon ordre qu’il est question. L’Œuvre de Dieu formant le pivot de la journée monastique, il importe par-dessus tout que les Heures de l’office divin soient déterminées avec soin et annoncées ponctuellement. Or, à une époque où les heures variaient de durée d’un jour à l’autre, et où les procédés pour les reconnaître étaient souvent fort rudimentaires (rappelons-nous le commentaire du chapitre VIII), on comprend que la charge d’annoncer l’Œuvre de Dieu ait été spécialement dévolue à l’Abbé. C’est sur lui que pèsent toutes les responsabilités. Et, malgré la multiplicité de ses occupations, saint Benoît ne craint pas de lui confier le soin d’inviter les moines à la prière, sept fois le jour et une fois la nuit. C’est un procédé sage pour qu’il ne survienne parmi les frères ni désordre, ni contestation ; on évite ainsi les murmures et on inspire à tous plus d’estime pour l’office divin.

p. 344 Néanmoins, on comprend que les travaux de l’Abbé, l’absence ou la maladie pouvaient le mettre hors d’état de remplir cette charge ; aussi N. B. Père lui permet-il de la confier à un frère attentif et diligent. Celui-ci pourvoira à ce que tous les offices puissent s’accomplir, et dans leur entier, aux heures convenables (voir la fin du chapitre XI). Aujourd’hui, les Abbés délèguent leur pouvoir à un réglementaire, mais sans jamais se désintéresser de l’exactitude avec laquelle on convoque la communauté.

p. 344 C’est à l’occasion de ce chapitre que les commentateurs décrivent les différents procédés employés jadis dans les monastères pour éveiller ou avertir les frères. Ou bien on frappait aux portes (1) ; ou bien on se servait d’une trompe de corne ou de bois (1) ; ailleurs, d’instruments variés : claquette, cliquette, crécelle, etc. Les moniales de sainte Paule étaient appelées à l’office par le chant de l'Alleluia (2). Dans l’Ordre bénédictin, on a utilisé le plus souvent, et peut-être dès le temps de saint Benoît (3), des clochettes ou des cloches. Si nous nous souvenons des belles prières de la bénédiction des cloches, au Pontifical romain, et de la consécration solennelle dont elles sont l’objet, nous ne douterons point que leur voix mélodieuse et pénétrante soit celle même du Seigneur et qu’il convienne d’accourir à son appel avec un empressement joyeux.

(1) Cass., Inst., IV, xii.

(1) S. Pach., Reg., iii.

(2) S. Hieron., Epist. CVIII, 19. P. L., XXII, 896.

(3) Il est raconté dans la Vie de saint Benoît comment saint Romain descendait à l’ermite du pain au bout d’une corde et l’avertissait par une clochette fixée à cette corde (S. Greg. M., Dial., l. II, c. i). Le signum dont il est question dans la Règle : xxii, xliii, xlviii, est probablement une cloche.

2

Psalmos autem, vel antiphonas post Abbatem, ordine suo, quibus jussum fuerit, imponant.

Psalmen aber und Antiphonen stimmen nach dem Abte jene der Reihe nach an, die den Auftrag erhalten.

Kommentare Dom Paul Delatte, Abt von Solesmes (1913) (auf Französisch) 47.2-47.4

p. 345 Psalmos autem, vel Antiphonas, post Abbatem, ordine suo, quibus jussum fuerit, imponant. Cantare autem aut legere non praesumat, nisi qui potest ipsum officium implere, ut aedificentur audientes. Quod cum humilitate, et gravitate, et tremore faciat, et cui jusserit Abbas.

p. 345 Après avoir assuré la régularité pour le début de l’office, saint Benoît fait une recommandation destinée à sauvegarder la dignité de l’Œuvre de Dieu elle-même. Ce n’est point au hasard, ou sous l’impulsion du caprice, ou bien en vertu d’une initiative personnelle, que les frères donneront soit l'incipit, soit la totalité des psaumes et des antiennes (rappelons-nous ce qui a été dit de la psalmodie monastique primitive dans le commentaire du chapitre IX, et de la signification probable du mot imponere). Pour se faire entendre ainsi au chœur, plusieurs conditions sont exigées. Il faut en avoir reçu l’ordre, il faut une désignation régulière. C’est à tour de rôle et selon le rang d’ancienneté que les frères donneront psaumes et antiennes, naturellement après l’Abbé, post Abbatem. Nul n’entreprendra de chanter ou de lire, qu’il ne soit capable de remplir son office de manière à édifier les auditeurs : c’est à l’Abbé que revient le soin d’opérer une sélection et d’apprécier les aptitudes (4). Enfin, dans l’exercice même de leur obédience, les frères feront preuve d’humilité, de gravité, de crainte religieuse et d’un grand esprit de soumission.

(4) Adstantibus ad orationem nullus praesumat sine praecepto qui praeest Patris psalmi laudem emittere (Reg. I SS. Patrum, vi).

3

Cantare autem aut legere non præsumat, nisi qui potest ipsum officium implere, ut ædificentur audientes.

Zu singen oder vorzulesen nehme sich keiner heraus, außer wer imstande ist, diese Aufgabe so zu erfüllen, daß die Zuhörer erbaut werden.

4

Quod cum humilitate, et gravitate, et tremore fiat, et cui jusserit Abbas.

Das soll mit Demut, Würde und Furcht geschehen und von dem, dem der Abt es befiehlt.

Lateinischer Text: Ausgabe von Hunter Blair, The Rule of St. Benedict, Fort Augustus 1906, ohne die Bibelverweise in eckigen Klammern und die Anmerkungen des Herausgebers. Übliche Verszählung. · Übersetzung von P. Pius Bihlmeyer OSB († 1931), Bibliothek der Kirchenväter, 1914. Gemeinfreier Text in Frankreich (Art. L123-1 des französischen Gesetzbuchs über geistiges Eigentum). Abschrift und Durchsicht: Abbatia Sancti Petri de Curte. Fehler melden