Die Regel des heiligen Benedikt
Kapitel 51
De Fratribus qui non satis longe proficiscunturVon den Brüdern, die sich nicht sehr weit entfernen

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Kommentare Dom Paul Delatte, Abt von Solesmes (1913) (auf Französisch) 51
p. 370 DES FRÈRES QUI VONT EN DES LIEUX PEU ÉLOIGNÉS
Frater qui pro quovis responso dirigitur, et ea die sperat reverti ad Monasterium, non præsumat foris manducare, etiamsi omnino rogetur a quovis:
Ein Bruder, der mit irgendeinem Auftrag ausgeschickt wird und voraussichtlich noch am gleichen Tage heimkehren kann, darf sich nicht erlauben, draußen zu essen, auch wenn er noch so dringend von jemand, sei es, wer es wolle, eingeladen würde,
Kommentare Dom Paul Delatte, Abt von Solesmes (1913) (auf Französisch) 51.1-51.3
p. 370 De fratribus qui non satis longe proficiscuntur. — Fratres qui pro quovis responso proficiscuntur, et ea die sperant reverti ad monasterium, non praesumant foris manducare, etiamsi a quovis rogentur : nisi forte eis ab Abbate suo praecipiatur. Quod si aliter fecerint, excommunicentur.
p. 370 Le titre nous renseigne insuffisamment sur l’objet réel de ce chapitre : alors que le chapitre précédent traçait aux moines une ligne de conduite relativement à l’office divin, celui-ci leur indique ce qu’ils doivent faire pour les repas.
p. 370 Il s’agit de frères envoyés régulièrement pour traiter une affaire quelconque, pro quovis responso (1). Saint Benoît passe sous silence le cas des moines qui voyagent au loin : évidemment, ceux-ci devront accepter l’hospitalité qu’ils trouveront en chemin. Ou bien ils emporteront des provisions : il le fallait bien au désert ; encore le soleil épuisait-il parfois les outres, comme pour ces frères qui allèrent visiter saint Antoine ; parfois aussi, c’était l’âne chargé des vivres qui crevait en route (2).
(1) Voir le chapitre lxvi.
(2) S. Athanasii Vita S. Anton., 54. P. G., XXVI, 919-922. — Verba Seniorum : Vitae Patrum, V, x, 2. Rosweyde, p. 596. — S. Pach., Reg., liv.
p. 370 Toutes les fois que les moines verront la possibilité de rentrer le jour même au monastère, ils se garderont de s’asseoir à la table des séculiers. Et saint Benoît prévoit les excuses des voyageurs : « Mais la route est dure ! Il fait si chaud ! On a insisté si vivement ! N’étaient-ce point des gens de condition, des personnes pieuses? » Non, rien de tout cela ne suffit : etiam a quovis rogentur (3). Pourtant, il n’est pas impossible que l’Abbé accorde permission : c’est le sens à donner ici à praecipiatur. La Règle du Maître rapporte le petit dialogue qui s’engage entre le moine et son Abbé et énumère toutes les circonstances où il faut accepter ou refuser les invitations (1). Pour nous, si la permission du supérieur n’est que tacite et supposée, soyons très réservés dans l’interprétation. Il va de soi que, si la fatigue était sérieuse, il faudrait sans scrupule accepter du réconfort. Cassien nous raconte comment deux jeunes solitaires se laissèrent mourir de faim plutôt que de toucher aux figues qu’ils portaient à un malade (2).
(3) Un trait de la Vie de saint Benoît peut servir de commentaire à ce chapitre : S. Greg. M., Dial., l. II, c. xii.
(1) Cap. lxi.
(2) Inst., V, xl.
p. 371 N. B. Père prononce la peine de l’excommunication contre les transgresseurs (peut-être l’excommunication de la table), puisque, par cette infraction, ils sont redevenus séculiers. La vie commune se traduit surtout dans la conventualité de l’office divin et de la table. Alors même qu’un moine ne pourra pas prendre son repas à la même heure que ses frères, il demeure souhaitable qu’il le prenne au monastère après son retour. La table des séculiers n’est pas faite pour nous : ni leurs vins, ni leur conversation ne nous conviennent. On se retranche parfois derrière le prétexte de l’édification : mais ne semble-t-il pas que l’édification est beaucoup plus réelle quand on ne nous voit que rarement? N’y aurait-il pas chez les mondains quelque surprise à constater que des religieux acceptent si spontanément toute invitation? S’ils mangent et boivent peu, on les soupçonnera d’hypocrisie ; qu’ils aient bonne fourchette et apprécient les bons crus, on les trouvera immodérés. Le vœu de N. B. Père est qu’à tout instant et partout le moine demeure moine et conserve tout ce qu’il peut de sa profession. Gardons-nous de croire qu’une fois hors du monastère, il soit de bon ton de marcher, de regarder, d’agir à la mondaine, de n’être religieux que par l’habit.
Lateinischer Text: Ausgabe von Hunter Blair, The Rule of St. Benedict, Fort Augustus 1906, ohne die Bibelverweise in eckigen Klammern und die Anmerkungen des Herausgebers. Übliche Verszählung. · Übersetzung von P. Pius Bihlmeyer OSB († 1931), Bibliothek der Kirchenväter, 1914. Gemeinfreier Text in Frankreich (Art. L123-1 des französischen Gesetzbuchs über geistiges Eigentum). Abschrift und Durchsicht: Abbatia Sancti Petri de Curte. Fehler melden