Abbatia
Sancti Petri
de Curte

La Regla de san Benito

Capítulo 36

De Infirmis FratribusDe los Monges enfermos

El ermitaño Mucio cura los cuerpos de los enfermos, grabado de Jan Sadeler según Maerten de Vos, Solitudo sive Vitae Patrum eremicolarum, 1594.
El ermitaño Mucio cura los cuerpos de los enfermos, grabado de Jan Sadeler según Maerten de Vos, Solitudo sive Vitae Patrum eremicolarum, 1594. fuente de la imagen — Dominio público

Sobre todo el capítulo

Comentarios Dom Paul Delatte, abad de Solesmes (1913) (en francés) 36

p. 293 DES FRÈRES MALADES

p. 293 Nous nous rappelons qu’au chapitre XXXI saint Benoît a confié les infirmes et les enfants à la sollicitude du cellérier ; nous nous souvenons aussi qu’au chapitre XXXIV la sainte Règle a voulu que ceux-là fussent l’objet de plus d’attentions qui en réclament davantage. Afin d’être bien compris et de fournir quelques précisions, N. B. Père, après avoir défini les conditions du service de la cuisine, traite à part des soins que méritent les malades et les infirmes (chap. XXXVI), les vieillards et les enfants (chap. XXXVII). C’est une sorte de parenthèse ; lorsqu’elle sera fermée, saint Benoît reviendra à la question du réfectoire et des repas.

1

Infirmorum cura ante omnia et super omnia adhibenda est, ut sicut revera Christo, ita eis serviatur,

Ante todo, y sobre todo se debe cuidar de los enfermos sirviéndoles, como si fuese al mismo Cristo en persona;

Comentarios Dom Paul Delatte, abad de Solesmes (1913) (en francés) 36.1-36.6

p. 293 De infirmis fratribus. — Infirmorum cura ante omnia et super omnia adhibenda est, ut sicut revera Christo, ita eis serviatur, quia ipse dixit : Infirmus fui, et visitastis me. Et : Quod fecistis uni de his minimis meis, mihi fecistis. Sed et ipsi infirmi considerent in honorem Dei sibi serviri, et non superfluitate sua contristent fratres suos servientes sibi. Qui tamen patienter portandi sunt : quia de talibus copiosior merces acquiritur. Ergo cura maxima sit Abbati, ne aliquam negligentiam patiantur.

p. 293 Ici encore, c’est une pensée de foi qui doit ordonner notre conduite. Le Seigneur, d’une façon générale, s’est auprès de nous subrogé au prochain, quel qu’il soit. Le prochain, c’est lui. Nous vivons avec l’Eucharistie ; ce n’est que Dieu que nous rencontrons, en nous et autour de nous. C’est Dieu toujours que nous servons, et c’est jusqu’à lui que monte notre tendresse. « Tout ce que vous aurez fait à l’un de ces tout petits qui sont miens, c’est à moi que vous l’aurez fait » (Matth., xxv, 40). Ceci est plus particulièrement vrai de nos frères en religion et de leur personne consacrée; et lorsqu’ils souffrent, ils ressemblent davantage encore à Notre-Seigneur Jésus-Christ. On les servira donc tout comme lui-même, car il a dit : « J’ai été malade et vous m’avez visité » (Matth., xxv, 36). C’est le profit des infirmes : c’est le nôtre aussi. Et ne suffit-il pas de cette notion de foi pour donner abondance de paix et de joie à ceux que visite la maladie ou la langueur ; pour donner aussi de la délicatesse et du cœur à ceux qui les soignent? C’est cette même pensée, plus encore qu’un sentiment de compassion naturelle, qui a provoqué l’insistance de N. B. Père : « Avant tout et par-dessus tout, dit-il, on prendra soin des malades, et on les servira comme s’ils étaient vraiment le Christ (1). » Nulle autre Règle n’avait fait preuve d’autant de sollicitude à l’égard des faibles et des souffrants.

(1) Quali affectu debemus infirmis fratribus ministrare? Sicut ipsi Domino offerentes obsequium, qui dixit : Quia cum fecistis uni ex minimis istis fratribus meis. mihi fecistis (S. Basil., Reg. contr., xxxvi). Et saint Basile ajoutait, lui aussi, dans la seconde partie de cette règle et dans la suivante, que les malades doivent se montrer dignes d’un tel honneur.

p. 294 En échange de ces attentions surnaturelles et empreintes de vénération, les malades essaieront de ressembler véritablement au Seigneur par leur humilité douce, leur abnégation et leur réserve. Ils se souviendront que de tels soins sont prodigués non à leur chétive personne, mais au Dieu qui se cache en eux. Ils se garderont de contrister par des exigences indiscrètes et des importunités sans frein, superfluitate sua, les frères qui s’emploient à leur service, sans doute, mais qui pourtant sont bien leurs frères et non des domestiques. Il est difficile de se sanctifier dans la maladie, dit l’auteur de l'Imitation : Pauci ex infirmitate meliorantur (II, xxiii). Nous devenons impatients, douillets, un peu sybarites. Le tempérament s’affirme et, le diable aidant, la nature redevient insolente. L’habitude des exceptions et des régimes spéciaux atténue sournoisement le sens de l’observance monastique, et pratiquement l’on se persuade que la maladie dispense d’être moine. Une vive souffrance est peut-être moins redoutable à ce point de vue que le malaise perpétuel et ce qu’on appelle aujourd’hui l’état neurasthénique. Aux âmes tentées d’apporter au soin de leur santé une préoccupation excessive, toujours dolentes, toujours en quête de remèdes nouveaux, on pourrait conseiller la lecture attentive de certain chapitre du Chemin de la Perfection. « Croyez-le, mes filles, disait sainte Thérèse, lorsque nous arrivons à dominer ces misérables corps, ils ne nous importunent plus autant. Assez d’autres s’occuperont de vos besoins ; pour vous, ne vous en souciez pas, à moins qu’il n’y ait nécessité manifeste. Si nous ne nous déterminons à accepter une bonne fois la mort et la perte de notre santé, nous ne ferons jamais rien (2). » La correspondance de la sainte nous montre d’ailleurs jusqu’à quel point elle se préoccupait des santés et comment elle s’ingéniait pour procurer aux infirmes de petites gâteries. Un moine, même sérieusement malade, doit savoir renoncer aux remèdes extraordinaires et trop coûteux, aux cures périodiques dans les stations thermales ; et il n’implore jamais les secours de sa famille selon la chair.

(2) Chap. xi.

p. 295 Même si les malades se montrent exigeants, dit saint Benoît, il faut les supporter avec patience, puisque avec eux on acquiert une récompense plus abondante. Aussi bien, afin de ne fournir nul prétexte aux récriminations, afin surtout de réaliser pleinement ce que le Seigneur attend de notre charité, l’Abbé veillera avec un soin extrême à ce que les malades n’aient à souffrir d’aucune négligence, ni de la maladresse ou de l’impéritie de personne.

2

quia ipse dixit: Infirmus fui, et visitastis me.

porque él tiene dicho: Enfermo estuve, y me visitásteis.

3

Et: Quod fecistis uni de his minimis meis, mihi fecistis.

Y: El bien que hicísteis á uno de estos mis pequeñuelos, á mi mismo me lo hicisteis.

4

Sed et ipsi infirmi considerent, in honorem Dei sibi serviri, et non superfluitate sua contristent fratres suos, servientes sibi.

Pero consideren por su parte los enfermos que se les sirve en obsequio de Dios, y no den que sentir los que les asisten con sus impertinencias.

5

Qui tamen patienter portandi sunt; quia de talibus copiosior merces acquiritur.

Sin embargo se les debe sufrir con paciencia, porque de esto se adquiere mayor galardon.

6

Ergo cura maxima sit Abbati, ne aliquam negligentiam patiantur.

Tendrá, pues, el abad un sumo cuidado en que nada se omita de cuanto pueda contribuir á su asistencia.

7

Quibus fratribus infirmis sit cella super se deputata, et servitor timens Deum, et diligens ac solicitus.

Se destinará para los monges enfermos una habitacion separada, y un servidor timorato, diligente, y solícito.

Comentarios Dom Paul Delatte, abad de Solesmes (1913) (en francés) 36.7-36.9

p. 295 Quibus fratribus infirmis sit cella super se deputata, et servitor timens Deum, et diligens ac sollicitus. Balneorum usus infirmis, quoties expedit, offeratur. Sanis autem, et maxime juvenibus, tardius concedatur. Sed ed carnium esus infirmis, omninoque debilibus pro reparatione concedatur. At ubi meliorati fuerint, a carnibus more solito omnes abstineant.

p. 295 Il y aura dans le monastère un logis spécialement affecté aux malades, à tous ceux qui ne peuvent pas suivre l’observance commune, qui ont besoin de soins particuliers, d’un air plus pur et de plus de silence. Dans les grandes abbayes d’autrefois, l’infirmerie était comme un second monastère, avec son église (1), son cloître, sa cuisine, son réfectoire, son dortoir. N. B. Père entend donc que chaque famille monastique soigne ses malades chez elle. Et il y aurait lieu de s’étonner qu’un religieux souhaitât d’aller chercher sa guérison chez des parents, chez des amis, chez des séculiers. De même, il serait peu conforme à l’esprit et aux traditions de l’Ordre bénédictin de réunir en un seul sanatorium ou en une maison de retraite tous les malades d’une Congrégation ou d’une région. On les priverait ainsi de la part de vie régulière qui est compatible avec leur état et on les exposerait à finir leurs jours assez prosaïquement. On priverait surtout les communautés du bénéfice de leur charité et de l’édification qu’offrent d’ordinaire les malades et les vieillards. Ceux qui voisinent avec l’éternité ont un titre spécial à des délicatesses qu’ils ne peuvent recevoir que de leur Abbé et de leurs frères ; les préparer à paraître devant l’infinie Pureté, achever de graver en eux la ressemblance du Seigneur, n’est-ce pas éminemment servir le Christ en leur personne et se ménager à soi-même une bénédiction et un merci divins? Dans la Congrégation de Saint-Maur, les dispositions relatives aux malades étaient assez curieuses. Afin qu’ils n’eussent jamais à souffrir de la détresse pécuniaire d’un monastère individuel, tous les frais : médicaments (sauf le sucre blanc), honoraires des médecins, pharmaciens et chirurgiens, viande achetée pour eux, voyages, etc., tout cela était à la charge de la Congrégation et devait être réglé par la Diète (1).

(1) Les anciennes Coutumes ne dispensent les malades de l’office divin que dans des cas très graves. Voici ce qu’on lit dans la Disciplina Farfensis : Illi fratres qui non valent surgere, eant famuli servientes eis et educant illos sustentantes ulnis suis in ecclesia, atque collocent ut melius potuerint. Ingratum nulli apparere debet hoc factum; quia saepe vidimus in eodem die fratrem finire ex hac luce et ad Christum transire, etiam in ipsa ecclesia exhalare spiritum. Quis de talibus dubitet quod non statim ad regna polorum penetrent?... Ita debent opus Dei per omnia agere sicut sani in monasterio, praeter quod leniter atque cursim dicant... Illi vero qui ita nimietate infirmitatis detinentur quod nullo modo consurgere valeant, mox ut monasterio fuerint celebrata nocturnalia obsequia, annuat ille qui ordinem tenet duobus fratribus qui illis divinum opus decantent, etc. (l. II, c. lii).

(1) Regula S. P. Benedicti cum declarationibus Congregationis S. Mauri (1663), p. 144-145.

p. 296 La cella des malades sera confiée à l’infirmier, que saint Benoît appelle « serviteur », mais qui était certainement un religieux et non un séculier. L’infirmier, s’il est besoin, aura des aides ; et saint Benoît le laisse entendre à la fin de ce chapitre, en employant le pluriel servitoribus. Trois mots suffisent à N. B. Père pour résumer les qualités personnelles d’un bon infirmier : il faut qu’il craigne Dieu, c’est-à-dire que l’esprit de foi le guide habituellement dans tous ses rapports avec les malades ; qu’il soit prompt, car ceux qui souffrent trouvent longues les heures d’attente ; qu’il soit attentif et affectueux (2). Nous pourrions ajouter qu’il a droit à l’obéissance absolue de ses malades. Ce serait une forme d’esprit propre assez dangereuse que de se soigner à sa guise ou selon les recettes de frères qui n’ont point mission pour donner des consultations : Quippe quibus nec corpora sua, nec voluntates licet habere in propria potestate. Il n’est d’ailleurs nullement avantageux aux moines de s’entretenir complaisamment les uns les autres de leur santé.

(2) Cf. S. Caesar., Reg. ad virg., xxx.

p. 296 Sans entrer ici dans le détail de la médication et des soins que peuvent réclamer les infirmités très diverses (3), saint Benoît envisage seulement deux catégories de soulagements : les bains et l’usage des viandes. Nous savons quelle était à Rome la profusion des thermes ou bains publics ; chaque grande maison avait ses bains ; le bain faisait partie du programme quotidien de tout homme bien élevé. La vie monastique déféra dans une mesure à cet usage ; et Cassiodore, contemporain de saint Benoît, fit installer des bains dans son monastère de Vivarium. C’était chose indispensable dans un pays chaud, pour des religieux qui se livraient au travail manuel et qui ne portaient pas de linge de corps. Et il est évident que les moines n’allaient pas aux bains publics, d’abord parce qu’ils habitaient rarement en ville, et aussi parce que cette promiscuité eût été dangereuse. Saint Benoît demande qu’on offre les bains aux malades, non pas avec parcimonie, mais toutes les fois que la santé pourra s’en trouver bien. Sanis autem, et maxime juvenibus, tardius concedatur. N. B. Père ne dispense pas les religieux bien portants, ni les jeunes gens, d’une précaution deux fois nécessaire lorsqu’on vit en communauté. Sans doute il fait une réserve ; mais cette réserve ne lui est point inspirée par je ne sais quel sot effarement : sinon il aurait interdit simplement l’usage du bain. Le tardius doit être considéré en relation avec les coutumes romaines et avec la large indulgence dont saint Benoît use envers les malades. Il est notoire que les bains, surtout les bains chauds, avaient pour résultat, lorsqu’on les multipliait, d’amollir le corps, de porter à la paresse et à une sorte de déchéance de la volonté. Saint Benoît n’a pas voulu chez lui de ces mœurs mondaines ; il stipule pourtant qu’on offrira aux malades, au lieu qu’on permettra, plus rarement, à ceux qui se portent bien (1). Les anciens moines ont souvent pris trop à la lettre la restriction de N. B. Père : Paul Diacre remarque qu’on se baignait une, ou deux, ou trois fois l’an. « A présent, surtout dans les régions tempérées, écrit D. Calmet, l’usage en est presque aboli. Aussi dans les monastères il n’est plus question de bains domestiques et ordinaires ; dans les maladies, on permet d’aller aux bains publics, avec les réserves et les précautions dont nous avons parlé. » Mais l’hygiène et la charité peuvent comprendre les choses autrement sans porter atteinte à l’austérité monastique et à l’esprit de mortification (2).

(3) Au sujet de la saignée (minutio) et du recours aux médecins dans l’antiquité monastique, voir Calmet, in h. l. — Sur les soins donnés aux moines malades, aux moribonds et aux morts, voir Hæften, l. XI, tract. v. — Martène, De ant. monach. rit., l. V, c. viii-xiii. — Pignot a résumé les usages de Cluny : Hist. de l’Ordre de Cluny, t. II, p. 434-435, 463-473.

(1) Lavacra etiam, cujus infirmitas exposcit, minime denegentur; sed fiat sine murmuratione de consilio medicinae... Si autem nulla infirmitate compellitur, cupiditati suae non praebeatur assensus (S. Caesar., Reg. ad virg., xxix).

(2) Sur les soins de la tonsure et de la barbe chez les anciens moines, cf. Hæften, l. V, tract. ix. — Martène, De ant. monach. rit., l. V, c. vii. — Calmet, Comment. sur le chapitre i.

p. 297 Saint Benoît ajoute que les malades et ceux qui sont tout à fait débiles (3) pourront manger de la viande, afin de se refaire, pro reparatione. Et, pour marquer davantage le caractère de cette concession, N. B. Père veut qu’elle prenne fin dès que la santé ne la réclamera plus ; alors tous s’abstiendront de viande, selon l’usage, more solito (4). La même recommandation a été répétée au chapitre XXXIX ; réservons jusque-là notre commentaire.

(3) Il faudrait lire infirmis omnino debilibus.

(4) Pullos et carnes nunquam sani accipiant; infirmis quicquid necesse fuerit ministretur (S. Caesar., Reg. ad mon., xxiv). Quia solet fieri, ut cella monasterii non semper bonum vinum habeat, ad sanctae Abbatissae curam pertinebit ut tale vinum provideat, unde aut infirmae, aut illae quae sunt delicatius nutritae, palpentur (S. Caesar., Reg. ad virg., xxviii). Aegrotantes sic tractandae sunt, ut citius convalescant; sed cum vires pristinas reparaverint, redeant ad feliciorem abstinentiae consuetudinem (Ibid., xx).

8

Balnearum usus infirmis, quoties expedit, offeratur. Sanis autem, et maxime juvenibus, tardius concedatur.

Se les permitirá á los enfermos el uso de los baños todas las veces que se juzgue conveniente; mas á los sanos, mayormente si son mozos, rara vez se les conceda.

9

Sed et carnium esus infirmis, et omnino debilibus pro reparatione concedatur. At ubi meliorati fuerint, a carnibus more solito omnes abstineant.

Tambien se permitirá comer carne á los enfermos, y del todo débiles para el restablecimiento de sus fuerzas; pero luego que hubieren convalecido, se abstendrán de comer carne, como se acostumbra.

10

Curam autem maximam habeat Abbas, ne a Cellerariis aut a servitoribus negligantur infirmi: quia ad ipsum respicit, quicquid a discipulis delinquitur.

Tenga el abad un sumo cuidado de los enfermos, no tengan que sufrir cosa alguna por negligencia de los mayordomos, ó de los enfermeros, porque sobre él han de recaer todas las faltas de sus discípulos.

Comentarios Dom Paul Delatte, abad de Solesmes (1913) (en francés) 36.10

p. 298 Curam autem maximam habeat Abbas, ne a cellerariis aut servitoribus negligantur infirmi : quia ad ipsum respicit, quidquid a discipulis delinquitur.

p. 298 Pour la seconde fois, l’Abbé est invité à prendre un très grand soin des malades. Il lui faut veiller à ce qu’ils ne soient négligés ni par les cellériers, ni par les infirmiers : car il est responsable de tous les manquements de ses disciples. Ajoutons que personne dans le monastère ne peut se désintéresser des malades ; on se souviendra d’eux devant le Seigneur et on les visitera, avec la permission de l’Abbé : mais les prescriptions de la Règle ne s’arrêtent pas à la porte des malades, et jamais leur cellule ne doit se transformer en parloir.

Texto latino: edición de Hunter Blair, The Rule of St. Benedict, Fort Augustus, 1906, sin las referencias bíblicas entre corchetes ni las notas del editor. Numeración usual de los versículos. · Versión castellana, Barcelona, V. Torras y J. Corominas, 1850 (ortografía de la época). Texto de dominio público en Francia (art. L123-1 del Código de la Propiedad Intelectual francés). Transcripción y revisión: Abbatia Sancti Petri de Curte. Señalar un error