Die Regel des heiligen Benedikt
Kapitel 38
De Hebdomadario LectoreVom Wochendienste des Vorlesers
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Kommentare Dom Paul Delatte, Abt von Solesmes (1913) (auf Französisch) 38
p. 301 DU LECTEUR DE SEMAINE
Mensis fratrum edentium lectio deesse non debet: ne fortuito casu, qui arripuerit codicem, audeat legere ibi, sed lecturus tota hebdomada, Dominica ingrediatur.
Bei den Mahlzeiten der Brüder darf nie die Lesung fehlen. Doch soll nicht der nächste beste das Buch zur Hand nehmen und daraus vorlesen, sondern für die ganze Woche ein Leser bestimmt werden, der am Sonntag damit anfange.
Kommentare Dom Paul Delatte, Abt von Solesmes (1913) (auf Französisch) 38.1
p. 301 De hebdomadario lectore. — Mensis fratrum edentium lectio deesse non debet; nec fortuito casu, qui arripuerit codicem legere audeat ibi, sed lecturus tota hebdomada, Dominica ingrediatur.
p. 301 A la table des frères, la lecture ne doit jamais faire défaut. Cette coutume, nous dit Cassien (1), ne vient pas des moines d’Égypte, mais de ceux de Cappadoce (2) ; saint Benoît la trouvait également chez saint Césaire (3). On en reconnaît l’intention : c’était, au milieu même de l’absolue frugalité des religieux, de les distraire encore de leur misérable repas, de tempérer, par une application aux choses de la piété et de l’intelligence, la satisfaction animale de boire et de manger ; tel est le motif qu’invoque saint Basile. Cassien pourtant en signale un autre : « Il n’est pas douteux, dit-il, que les Cappadociens ont adopté cet usage, non pas tant pour fournir un aliment spirituel à leur esprit que pour couper court aux causeries superflues et frivoles et surtout aux disputes qui ont coutume de naître dans la plupart des repas ; ils ne voyaient pas d’autre procédé pour les réprimer chez eux. » La tradition monastique a adopté unanimement cette lecture de table. Elle a même entendu souvent à la lettre le pluriel mensis que porte la Règle : la lecture se faisait à la première table, c’est-à-dire au repas de la communauté ; à la seconde table, c’est-à-dire au repas des serviteurs ; à la table de l’Abbé et des hôtes, à celle des infirmes, même à celle des moines en voyage.
(1) Inst., IV, xvii.
(2) Cf. S. Basil., Reg. brev., clxxx.
(3) Sedentes ad mensam taceant, et animum lectioni intendant. Cum autem lectio cessaverit, meditatio sancta de corde non cesset. Si vero aliquid opus fuerit, quae mensae praeest sollicitudinem gerat, et quod est necessarium nutu magis quam voce petat. Nec solae vobis fauces sumant cibum, sed et aures audiant Dei verbum (Reg. ad virg., xvi). Cf. Reg. ad mon., ix,
p. 301 Quelle était la matière des lectures? « Dans l’Ordre de saint Benoît, dit D. Calmet, on lisait plus communément l’Écriture sainte ; et comme chaque partie de l’année a ses livres particuliers de l’Écriture qu’on lit au chœur, on achevait au réfectoire ce qui ne se lisait pas à l’église ; en sorte que, dans le cours de l’année, on lisait toute l’Écriture, tant au chœur qu’au réfectoire. Souvent on continuait au réfectoire la leçon de l’homélie qu’on avait commencée à Matines. On y lisait aussi les actes et les passions des saints et des martyrs... » On lisait encore la Règle, peut-être dès le temps de saint Benoît lui-même : Hanc autem Regulam saepius volumus in congregatione legi, ne quis fratrum de ignorantia se excuset (chap. LXVI). L’usage actuel est d’ajouter à cette liste certains ouvrages historiques qui se rapportent en quelque manière aux choses de l’Église ou à la vie monastique. Nous pouvons profiter beaucoup de la lecture du réfectoire. Si le réfectoire est un lieu où l’on se restaure, c’est en même temps un lieu d’oraison facile et de travail intellectuel très doux, presque inconscient.
p. 302 Parlons maintenant du lecteur. Son office est grave : il doit être rempli avec gravité. Ce ne sera pas le premier venu, désigné au hasard, ou même simplement déterminé par son propre choix et poussé par le désir de se faire entendre, qui s’emparera du livre et s’improvisera, pour un repas, lecteur de table : lire au réfectoire est un office régulier, qui commence le dimanche et se poursuit pendant la semaine entière. A la fin du chapitre, dans une dernière phrase qui semble avoir été ajoutée sous la dictée de l’expérience, saint Benoît reviendra sur cette prescription : ce n’est ni la volonté de chacun, ni le hasard et les circonstances, ni l’ordre hiérarchique de la communauté, qui doivent désigner ceux qui lisent ou ceux qui chantent, au réfectoire comme au chœur ; mais l’Abbé choisira ceux qui sont capables de se faire entendre, de se faire comprendre, d’être réellement utiles à leurs frères, de les « édifier ». A l’époque de saint Benoît, savoir lire n’était pas le lot de tous ; et même aujourd’hui, savoir bien lire, publiquement, dans un grand réfectoire, n’est pas non plus chose commune. Les aptitudes sont variées, mais il est difficile de s’improviser lecteur. Ce n’est qu’à la condition d’avoir prévu sa lecture, que l’on pourra honorer ses auditeurs et soi-même. Il faut savoir couper intelligemment les phrases et détailler une période, donnant à ses diverses portions leur valeur propre. Et cela se peut réaliser jusque dans la lecture dite recto tono; à proprement parler, il n’y a pas de lecture recto tono : l’intelligence et l’accentuation modifient à chaque instant, dans une mesure perceptible, la corde sur laquelle se fait la lecture. Il n’est pas nécessaire d’avoir une voix forte, ni même une voix claire, mais il importe de connaître celle que l’on a, le local où on lit et de composer avec ces conditions. La volonté bien arrêtée de se faire entendre aux deux extrémités de la salle entraîne une adaptation inconsciente de nos moyens au but poursuivi. Il faut lire lentement, articuler les syllabes muettes, sans enfler la voix sur les syllabes sonores, et se souvenir qu’il ne s’agit ni d’une lecture privée ni d’une conversation. Au milieu du bruit, devant des intelligences fatalement distraites, il est indispensable que la pensée vienne chercher chacun à sa place et sans qu’il ait besoin d’effort pour la saisir.
Qui ingrediens, post Missas et Communionem, petat ab omnibus pro se orari, ut avertat ab ipso Deus spiritum elationis.
Dieser soll nach der Messe und Kommunion alle um ihr Gebet bitten, auf daß Gott den Geist des Hochmuts von ihm fernhalte.
Kommentare Dom Paul Delatte, Abt von Solesmes (1913) (auf Französisch) 38.2-38.4
p. 303 Qui ingrediens, post Missas et communionem petat ab omnibus pro se orari, ut avertat ab eo Deus spiritum elationis. Et dicatur hic versus in oratorio tertio ab omnibus, ipso tamen incipiente : Domine labia mea aperies, et os meum annuntiabit laudem tuam; et sic accepta benedictione, ingrediatur ad legendum.
p. 303 Pour cet office, comme pour celui des serviteurs de la cuisine, c’est une bénédiction qui donne l’investiture. La bénédiction du lecteur se prenait après la Messe et la communion du dimanche. Le frère sollicitait la prière de tous, soit au moyen d’une formule, soit en se prosternant ou en s’inclinant au milieu du chœur. Il disait trois fois le verset Domine (Ps. l, 17), et toute la communauté le répétait après lui. Puis l’Abbé donnait la bénédiction, probablement en chantant une collecte, et sic accepta benedictione, ingrediatur ad legendum. Nous avons conservé toute cette liturgie (1), et dans la collecte nous demandons à Dieu qu’il écarte du lecteur « l’esprit d’élèvement et d’ignorance (2) ». N. B. Père ne signale explicitement que le danger d’orgueil : encore une fois, de son temps, une élite seule était capable de bien lire le latin, sans rien de grossier ni de trop barbare. Cette précaution surnaturelle contre la vanité est d’ailleurs toujours de saison : le lecteur occupe une situation élevée ; il parle seul au milieu du silence de tous ; il est tenté de trouver qu’il produit grand effet ; il est exposé à regarder autour de lui pour s’assurer de l’admiration publique.
(1) Et nous avons adopté aussi la coutume, très ancienne, de demander la bénédiction avant la lecture qui accompagne chaque repas. Cf. Udalr., Consuet. Clun., l. II, c. xxxiv.
(2) La formule que nous employons ressemble beaucoup à celle qu’indiquait déjà Smaragde : Averte, quaesumus, Domine, ab hoc famulo tuo spiritum elationis, ut humiliter legens, sensum et intellectum capiat lectionis.
Et dicatur hic versus in Oratorio tertio ab omnibus, ipso tamen incipiente: Domine labia mea aperies, et os meum annuntiabit laudem tuam;
Er bete im Oratorium den Vers: „Herr, öffne meine Lippen, und mein Mund wird Dein Lob verkünden“, und alle beten ihn dreimal nach.
et sic accepta benedictione, ingrediatur ad legendum;
Hierauf erhalte er den Segen und beginne dann mit dem Vorlesen.
et summum fiat silentium, ut nullius mussitatio, vel vox, nisi solius legentis ibi audiatur.
Und tiefste Stille soll herrschen, so daß kein Geflüster und keine Stimme vernommen wird außer allein die des Vorlesers.
Kommentare Dom Paul Delatte, Abt von Solesmes (1913) (auf Französisch) 38.5-38.9
p. 303 Summumque fiat silentium ad mensam, ut nullius mussitatio vel vox, nisi solius legentis, ibi audiatur. Quae vero necessaria sunt comedentibus et bibentibus, sibi sic invicem ministrent fratres, ut nullus indigeat petere aliquid. Si quid tamen opus fuerit, sonitu cujuscumque signi potius petatur quam voce. Nec praesumat ibi aliquis de ipsa lectione, aut aliunde quidquam requirere, ne detur occasio maligno, nisi forte prior voluerit pro aedificatione aliquid breviter dicere.
p. 304 Un silence complet et profond doit régner à table : c’est la loi rigoureuse qui, de tout temps et partout, a été en vigueur chez les moines (1). Qu’on n’entende au réfectoire ni chuchotements, ni d’autre parole que celle du lecteur. Les échanges d’idées sont interdits, même à voix basse et dans l’oreille du voisin. Il serait de très mauvais goût de dépouiller son courrier pendant la lecture, ou de lire, à part soi, un ouvrage qui intéresse davantage. Il faut renoncer aussi aux applications et allusions moqueuses, narquoises, qui se feraient par des gestes, par des sourires, par des regards persévérants ; sans doute il n’y a pas lieu d’être au réfectoire comme figé, non plus d’ailleurs qu’à l’oratoire : mais ces petites manifestations, alors même qu’elles ne blesseraient personne, sont rarement séantes.
(1) Voir les textes législatifs compilés par D. Martène dans son Commentaire. — Est autem eis et in capiendo cibo summum silentium (Rufin., Hist. monach., c. iii. Rosweyde, p. 458). Tantum silentium ab omnibus exhibetur, ut, cum in unum tanta numerositas fratrum refectionis obtentu consederit, nullus ne muttire quidem audeat praeter eum, qui suae decaniae praeest, qui tamen si quid mensae superinferri vel auferri necessarium esse perviderit, sonitu potius quam voce significat (Cass., Inst., IV, xvii). — Cf. S. Pach., Reg., xxxiii. — S. Caesar., Reg. ad virg., xvi.
p. 304 La charité fraternelle elle-même n’offre pas de prétexte pour rompre le silence. Cassien nous dit que, chez saint Pacôme, « chaque religieux tenait son capuchon baissé sur ses yeux, de façon à n’apercevoir que la table et les aliments placés devant lui et de telle sorte que personne ne pût se rendre compte de la manière dont mangeait le voisin ni de la quantité de sa portion ». Saint Benoît conçoit les choses d’une manière plus aimable et plus courtoise : les frères, dit-il, se serviront réciproquement tout ce qui est nécessaire à des gens qui prennent leur repas ; de la sorte, personne n’aura rien à demander et la loi du silence sera sauve, comme celle de la charité. Nul ne doit être tellement absorbé dans son propre souci, qu’il ne soit capable d’apercevoir ce dont manquent ses frères. Il y a d’ailleurs, chez saint Benoît, les hebdomadiers et les serviteurs de la cuisine, qui vont et viennent et qui sont attentifs, tout le long du repas. S’il est besoin de demander quelque chose au voisin ou aux servants, cela se fera par un signe, par un son conventionnel, plutôt que par des paroles : Sonitu cujuscumque signi potius petatur quam voce. Plusieurs anciennes Règles s’expriment dans les mêmes termes. Évidemment il s’agissait d’un signe discret, car le fracas matériel eût été aussi préjudiciable au recueillement et à la lecture que le bruit des paroles. Mais les mœurs monastiques d’aujourd’hui ont supprimé tout signal tant soit peu bruyant ; c’est dans les cafés seulement qu’on appelle le garçon en frappant sur son verre ou sur la table.
p. 305 Le silence du réfectoire pourrait être violé non seulement par la dissipation et par des paroles échangées à propos du service, mais encore, selon saint Benoît, par des questions posées sur la lecture ou sur quelque autre sujet. Actuellement, nul n’aurait l’idée d’interroger à ce moment le supérieur ; mais nous pouvons être tentés d’engager un petit colloque avec le voisin. La Règle n’y consent pas, ne detur occasio, afin de supprimer toute occasion de légèreté, de dispute, d’orgueil. Le mot maligno n’appartient pas au texte original ; c’est une glose ajoutée par analogie avec deux autres passages de la Règle (chap. XLIII et LIV). Les heures où nous accordons à notre corps ce qu’il réclame pour vivre sont des heures périlleuses, de même que celles qui suivent immédiatement le repas : il convient alors de se garantir contre les escarmouches du diable ; c’est un des motifs pour lesquels nous sanctifions les repas par la prière, par la lecture, par le silence. N. B. Père permet au supérieur seul (prior) de dire quelques paroles « pour l’édification », mais brièvement et sans qu’il s’y croie obligé (1).
(1) Nec alicujus audiatur sermo, nisi divinus, qui ex pagina proferatur, et ejus qui praeest Patris (Reg. I SS. Patrum, viii). Ad mensam specialiter nullus loquatur, nisi qui praeest, vel qui interrogatus fuerit (S. Macar., Reg., xviii).
Quæ vero necessaria sunt comedentibus et bibentibus, sibi sic vicissim ministrent fratres, ut nullus indigeat petere aliquid.
Was die Brüder aber beim Essen und Trinken bedürfen, mögen sie sich gegenseitig so darreichen, daß keiner um etwas zu bitten braucht.
Si quid tamen opus fuerit, sonitu cujuscumque signi potius petatur quam voce.
Fehlt aber doch etwas, so erbitte man es lieber durch irgendein vernehmbares Zeichen als mit Worten.
Nec præsumat ibi aliquis de ipsa lectione, aut aliunde quicquam requirere, ne detur occasio,
Auch erlaube sich keiner bei Tisch über die Lesung oder sonst etwas eine Frage zu stellen, damit kein Anlaß gegeben werde,
nisi forte Prior pro ædificatione voluerit aliquid breviter dicere.
es sei denn, daß der Obere vielleicht zur Erbauung eine kurze Bemerkung machen wollte.
Frater autem lector hebdomadarius accipiat mixtum prius quam incipiat legere, propter Communionem sanctam, et ne forte grave sit ei jejunium sustinere;
Der Bruder, der in der Woche lesen muß, bekomme aber vor dem Lesen etwas gemischten Wein wegen der heiligen Kommunion, und damit ihm nicht etwa das Fasten zu beschwerlich falle.
Kommentare Dom Paul Delatte, Abt von Solesmes (1913) (auf Französisch) 38.10-38.11
p. 305 Frater autem hebdomadarius accipiat mixtum priusquam incipiat legere, propter communionem sanctam, et ne forte grave sit ei jejunium sustinere : postea autem cum coquinae hebdomadariis et servitoribus reficiat.
p. 305 Ces dernières dispositions sont relatives aux repas du lecteur semainier. D’abord, avant de commencer sa lecture (2), il recevra le « mixte ». Le mot mixtum désigne, chez les anciens, soit un vin mélangé de substances qui en relèvent le goût et la force, soit surtout un vin coupé d’eau, et il s’oppose alors à merum; il signifie parfois simplement du vin ou un breuvage quelconque, comme miscere signifie verser à boire. Il est possible que pour saint Benoît le « mixte » accordé au lecteur ne soit qu’un coup de vin mélangé d’eau (1) ; mais il est sûr que, peu après N. B. Père, beaucoup l’assimilaient pratiquement au petit supplément concédé aux semainiers de la cuisine, singulos biberes et panem : le « mixte » devient alors la petite coupe de vin dans lequel on trempe quelques morceaux de pain.
(2) Peut-être immediatement avant et non pas ante unam horam comme les semainiers de la cuisine : ces derniers avaient besoin d’être fortifiés pour la préparation immédiate du repas, la plus pénible.
(1) Cf. Explication ascétique et historique de la Règle de saint Benoît, chap. xxxviii.
p. 306 N. B. Père assigne deux motifs à cette coutume : ils ne valent l’un et l’autre que s’il s’agit de la lecture qui accompagne le premier et souvent l’unique repas de la journée ; et le premier motif : propter communionem sanctam, ne vaut que pour les dimanches et fêtes solennelles, pour les jours où tous les moines faisaient la sainte communion. Le « mixte » joue certainement ici le rôle de l’ablution. Dans les premiers siècles de l’Église (comme maintenant encore, en certaines fonctions liturgiques : ordination, profession, etc.), on donnait aux communiants une gorgée de vin non consacré (quelquefois avec un peu de pain), afin d’entraîner les saintes espèces et de prévenir tout accident. Chez saint Benoît, le repas suivait probablement de très près la Messe (2). Et il se peut que les choses se soient passées au Mont-Cassin comme chez le Maître, où le dîner commençait par la distribution d’un vin bénit dans lequel on trempait quelques bouchées de pain ; le Maître prescrit que le lecteur prenne, lui aussi, ce breuvage, et il en donne la raison : Et cum primum mensae Abbas cum omnibus acceperit merum, et ipse (lector) similiter suum merum propter sputum Sacramenti accipiat, et sic incipiat legere (3). Les dimanches et fêtes, selon saint Benoît, les serviteurs de la cuisine prenaient de même leur petite réfection après la Messe et, ces jours-là, en compagnie du lecteur. Quand il n’y avait pas communion, le « mixte » avait du moins l’avantage de tromper un peu la faim, et il permettait d’attendre sans trop de fatigue le repas que prenaient en même temps lecteur, hebdomadiers et serviteurs de la cuisine. N. B. Père ne nous dit pas si le lecteur recevait aussi le « mixte » avant le souper.
(2) Cf. Paul Diacre, Comment. in c. xxxv, p. 333-334.
(3) Reg. Magistri, xxiv ; cf. ibid., xxvii. Lire le commentaire de Calmet sur notre texte, et surtout, dans les Ouvrages posthumes de Mabillon (t. II, p. 272-320), le Traité où l’on réfute la nouvelle explication que quelques auteurs donnent aux mots de Messe et de Communion qui se trouvent dans la Règle de saint Benoît, et l'Addition au précédent traité.
postea autem cum coquinæ hebdomadariis et servitoribus reficiat.
Nachher esse er dann zusammen mit den Küchen- und Tischdienern jener Woche.
Fratres autem non per ordinem legant aut cantent, sed qui ædificent audientes.
Übrigens sollen die Brüder nicht der Reihe nach vorlesen und singen, sondern nur, wer die Zuhörer erbaut.
Kommentare Dom Paul Delatte, Abt von Solesmes (1913) (auf Französisch) 38.12
p. 306 Fratres autem non per ordinem legant aut cantent, sed qui aedificent audientes.
p. 306 L’explication de cette courte phrase se rattache à la recommandation par laquelle débute le chapitre.
Lateinischer Text: Ausgabe von Hunter Blair, The Rule of St. Benedict, Fort Augustus 1906, ohne die Bibelverweise in eckigen Klammern und die Anmerkungen des Herausgebers. Übliche Verszählung. · Übersetzung von P. Pius Bihlmeyer OSB († 1931), Bibliothek der Kirchenväter, 1914. Gemeinfreier Text in Frankreich (Art. L123-1 des französischen Gesetzbuchs über geistiges Eigentum). Abschrift und Durchsicht: Abbatia Sancti Petri de Curte. Fehler melden